Dictionnaire Québécois Dictionnaire Québécois
VOCABULAIRE QUEBECOIS
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Dictionnaire québécois
Babillard : Ce nom masculin représente dans le langage québécois un tableau d'affichage. Toutefois, il serait originaire de Suisse, pays dans lequel il qualifierait ou désignerait des individus bavards.

Babouner : Verbe propre au langage populaire québécois qui signifie bouder. Faire la baboune ou babouner, c'est-à-dire faire la tête, faire la gueule.

Badloque [badluck] : Emprunté à la langue anglaise pour en faire un nom féminin, une badeloque signifie une tuile, une malchance, une infortune. Avoir de la badeloque, c'est avoir la guigne.

Badloqué, badeloquée [badlucké(e)] : Emprunté à la langue anglaise pour en faire un adjectif, le terme signifie : malchanceux, infortuné.

Bâdrage : Nom masculin propre au langage populaire québécois, dérivé de l'anglais "bother" , le terme désigne : [1] l'ennui ; [2] le désagrément ; [3] un dérangement, un agacement.

Bâdrer : Verbe propre au langage populaire québécois, dérivé de l'anglais "bother" , il marque l'action d'ennuyer, d'embêter, de déranger quelqu'un.

Badtripper : Verbe courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais, et signifiant : [1] mal vivre une situation ; [2] ne pas accepter un fait ou une réalité ; [3] paniquer.

Balance : Ce nom féminin, outre ses significations d'usage, identifie au Québec : [1] un solde à payer ; [2] le reste d'une somme d'argent ; [3] un appareil pour déterminer le poids tel un pèse-bébé, un pèse-lettre, un pèse-personne.

Balayeuse : Ce nom féminin désigne normalement une machine à balayer. Au Québec, il identifie l'aspirateur domestique.

Balloune : Nom féminin propre au langage populaire québécois, dérivé de l'anglais "balloon". On l'utilise dans plusieurs situations : [1] être en balloune, c'est-à-dire être enceinte ; [2] être gros comme une balloune donc être corpulent ou obèse ; [3] partir sur une balloune, c'est-à-dire se lancer dans une beuverie, se saouler ; [4] péter la balloune, c'est-à-dire faire exploser la limite de l'ivressomètre ; [5] vivre sur une balloune, donc vivre de chimères, se bercer d'illusions ; [6] péter la balloune de quelqu'un, donc détruire ses rêves ou encore démolir ses prétentions.

Bandé, bandée : Adjectif de la langue française, récupéré par le langage populaire québécois dans le sens suivant : être bandé sur quelqu'un ou sur quelque chose, c'est-à-dire être entiché passionnément de cette personne ou de cette chose.

Baquer [backer] : Ce verbe, usité en français et qui signifie céder ou plier, ne s'emploie pas au Québec dans ce sens. Chez les Québécois, il s'agit d'un emprunt à l'anglais "to back" et il signifie : [1] reculer, revenir en arrière ; [2] aider, seconder quelqu'un. [3] endosser ou garantir la réputation de quelqu'un, la validité d'une affaire.

Barber : Verbe du français familier qui signifie ennuyer. Au Québec on lui accorde un sens différent. Barber quelqu'un c'est l'insulter, l'importuner avec méchanceté.

Barda : Nom masculin propre au langage populaire québécois, il désigne un chahut, un tapage. Faire du barda c'est mettre tout en pagaille.

Bardasser : Verbe propre au langage populaire québécois. Il marque : [1] l'acte de chahuter, de bousculer quelqu'un ou quelque chose ; [2] l'acte de faire du tapage ; [3] l'acte de manifester son mécontentement ou sa mauvaise humeur.

Barguinage : Nom masculin propre au langage populaire québécois, tiré de l'ancien français "barguigner" qui donnera plus tard la forme anglaise "bargain". Les Québécois l'ont récupéré et transformé en barguinage et il signifie marchandage.

Barguiner : Dans sa forme française, on écrit ce verbe "barguigner". Il signifie hésiter aujourd'hui, mais à l'origine il marquait l'acte de marchander. Pour les Québécois, il a toujours ce sens. Il a aussi donné le terme anglais "bargain".

Barrer : Outre ses significations usuelles, le verbe barrer signifie au Québec : fermer à clef, verrouiller. Le terme puiserait son origine d'une époque où l'on fermait les portes à l'aide de barres transversales.

Bas [des bas] : Nom masculin utilisé au Québec particulièrement pour désigner les chaussettes. De cet usage serait également née l'expression : se promener nu-bas, c'est-à-dire marcher en chaussettes.

Baveux, baveuse : Utilisé comme nom ou comme adjectif, ce terme adapté au langage populaire québécois désigne ou qualifie un individu : [1] prétentieux ;[2] provocateur ; [3] méchant.

Bébelle : Nom féminin propre au langage populaire québécois, il serait originaire du français "baubel/babel", ce qui voulait dire alors "petit cadeau", au 13e siècle. Il identifie : [1] un jouet ; [2] des babioles ou des gadgets ; [3] des objets sans valeurs [4] on l'utilise aussi dans le sens d'affaires comme dans l'expression "mêle-toi de tes bébelles" ou encore dans l'expression "toi, tes bébelles pis dans ta cour !", ce qui, dans les deux cas, signifie de se mêler de ses affaires.

Bécosse : Nom féminin, généralement employé au pluriel, et signifiant toilettes. Propre au langage populaire québécois, il s'agit d'une adaptation de l'expression anglaise "back house" qui signalait autrefois les toilettes extérieures, situées dans de petits cabanons de bois à l'arrière des habitations.

Ben là ! : Sans doute l'une des expressions les plus typiques au vocabulaire québécois. Elle ressemble fort à : tu déconnes ?! ou encore à : sans blagues !

Bête : Outre ses significations usuelles, au Québec on donne plusieurs autre sens à ce mot dont on use à titre d'adjectif : [1] avoir l'air bête, c'est-à-dire sembler de mauvaise humeur ; [2] être bête, c'est-à-dire antipathique au possible ; [3] rester l'air bête, c'est-à-dire être interloqué, stupéfait.

Bibitte : Nom féminin propre au langage populaire québécois, on l'utilise pour : [1] désigner la plupart des insectes ; [2] désigner les animaux en général (ex : bibitte à poil, bibittes à plumes, etc.) ; [3] désigner des individus louches (ex : ce type a l'air d'être une méchante bibitte…) ; [4] pour indiquer l'état d'esprit d'une personne souffrant de problèmes psychologiques (ex : avoir des bibittes, être dérangé mentalement).

Blé d'inde : Appellation du maïs en épi depuis le 17e siècle au Québec. C'est dans l'argot du Sud-Ouest qu'on le retrouve le plus souvent en France.

Bleuet : Le nom masculin bleuet est une adaptation du terme préroman "belluca", signifiant petit fruit bleu. Au Québec, il désigne : [1] une petite baie bleue succulente [2] une personne un peu sotte ; [3] un habitant de la région du Lac Saint-Jean.

Blonde : Les Québécois emploient le nom féminin "blonde" pour désigner l'amante, l'amoureuse, la concubine, la petite amie officielle de quelqu'un (ex : Julie est la blonde de Dominique).

Bobettes : Ce nom féminin pluriel, propre au langage populaire québécois, désigne les sous-vêtements, féminin ou masculin, couvrant la partie inférieure du corps. Il s'agit donc de l'équivalent de slip, culotte, caleçon, string, etc.

Bonyeu ! : Ce juron québécois est la contraction de l'expression : Bon dieu !

Boucane : Nom féminin propre au langage populaire québécois. Il désigne tout type de fumée. Il semble que les québécois l'ait initié à partir du verbe "boucaner", lequel signifie : fumer de la viande.

Branler : Au Québec, on utilise surtout le verbe branler dans les cas suivants : [1] hésiter, comme dans l'expression "branler dans le manche", c'est-à-dire : avoir un mal fou à se décider ; [2] vaciller ou bouger en parlant d'une chose qui n'est plus solidement ancrée dans son assise (ex : une dent qui branle, c'est-à-dire une dent sur le point de tomber).

Breaker : Il s'agit d'un nom masculin emprunté à l'anglais, signifiant : [1] un disjoncteur ; [2] toutefois, depuis quelques années, les jeunes l'utilisent aussi comme verbe et il signifie dans ce cas précis : pratiquer le breakdance. [3] à titre de verbe, on en usera aussi pour marquer l'acte de stopper. On notera la prononciation du nom (brékeur) qui diffère de celle du verbe (bréké).

Bretter : Verbe propre au langage populaire québécois qui signifie perdre son temps, musarder, flâner sans raison, lanterner.

Brûlé, brûlée : Outre les sens qu'on lui attribue habituellement, les Québécois utilisent cet adjectif dans les cas suivants : [1] pour qualifier un état de fatigue, donc épuisé, éreinté, crevé ; [2] pour indiquer qu'un ampoule est grillée ; [3] pour signaler qu'une personne, une situation, une réputation, etc., est désormais ruinée.

Bum : Nom masculin propre au langage populaire québécois. On l'emploi pour représenter un homme au comportement de voyou, de minable.


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